Au feu, les pompiers… ton microbiote qui brûle !

Les pompiers sont très populaires, à juste titre, ils sauvent des vies, fidèles à leurs devises, entre autres : « Courage et dévouement » pour les pompiers français en général, ou « Sauver ou périr » pour les pompiers de Paris, ou encore « Servir pour sauver » pour la Sécurité Civile.

Le risque d’accident, brutal et imprévisible, fait partie du quotidien de ces « soldats du feu », c’est un choix assumé dans l’humilité. Mais ces hommes ont-ils aussi choisi de mourir « à petit feu », lentement et avec probabilité, l’espérance de vie d’un pompier est inférieure de plusieurs années par rapport à celle de la population générale. Ou les pompiers ont-ils signé pour être malades ou infertiles ?

Les tenues de protection, de même que les mousses anti-incendies ou les fumées, exposent les pompiers à une contamination répétée à des composés chimiques, notamment des PFAS. Ces toxiques possèdent des effets délétères établis sur la Santé : système hormonal et fertilité (perturbateurs endocriniens), augmentation du risque de cancers (rein, prostate, testicule), système immunitaire…

Les PFAS sont des ennemis sournois qui s’insinuent lentement et progressivement dans l’organisme, avec un impact global sur l’écosystème digestif : déséquilibre du microbiote et inflammation latente. Ces deux dysfonctionnements augmentent le risque de maladies chroniques, touchant le système cardio-vasculaire ou l’équilibre psychologique, avec une possibilité de passage à la descendance, par voie transgénérationnelle.

Ces ennemis invisibles sont des polluants éternels, caractérisant le fait qu’ils se dégradent très peu et très lentement dans l’environnement : eau, air, sol… et organismes vivants. Au niveau humain, quelques siècles, c’est déjà l’éternité.

Les polluants chimiques persistants constituent un problème évident de Santé publique et de Santé au travail. La législation avance, disons aussi vite que les polluants éternels se dégradent : les PFAS seront interdits en France dès 2026, y compris à l’importation, pour de nombreux produits dont les cosmétiques (et oui, y’en a !), sauf dans les vêtements de protection… des pompiers ou des militaires.

A j’oubliais, les PFAS restent également autorisés « en cuisine », dans nos poêles et nos casseroles, le temps de trouver des alternatives satisfaisantes… Pourvu que ça ne dure pas une éternité !